« Nous courons toujours droit vers le précipice. »
C’est ainsi que 𝗗𝗶𝗱𝗶𝗲𝗿 𝗚𝗿𝗶𝗹𝗹𝗼𝘁, Fondateur et Directeur Genreal de H2D, décrit l’approche actuelle du développement durable dans l’industrie chimique. Fort de plus de 30 ans d’expérience internationale en direction technique et commerciale, Didier a lancé H2D pour remédier à ce qu’il considérait comme un décalage critique entre l’ambition et l’action.
En dépit des défis environnementaux croissants et de la multiplication des engagements ESG, de nombreuses entreprises continuent d’opérer sans intégrer le développement durable au cœur de leurs décisions.
Les limites d’une approche centrée uniquement sur le carbone
H2D a été fondée sur la conviction que les émissions de carbone ne sont qu’une partie de l’histoire. S’il est important de réduire les émissions de CO₂, le fait de se concentrer exclusivement sur le carbone risque de faire oublier toute une série d’autres impacts environnementaux graves.
« Nous parlons de pollution de l’eau, d’acidification des océans, de perte de biodiversité et de dégradation des sols, » explique Didier. « Le carbone fait partie de l’équation, mais ce n’est pas toute l’image. »
Didier évoque des problèmes tels que la pénurie d’eau douce, la contamination par les microplastiques et l’acidification des océans, qui menacent tous les écosystèmes et la santé humaine à long terme. Pourtant, ces impacts ne sont pas suffisamment pris en compte dans la plupart des stratégies d’entreprise.
C’est pourquoi le travail de H2D commence par des analyses du cycle de vie (ACV) approfondies, mesurant les impacts environnementaux à travers un large éventail d’indicateurs. Cette approche permet aux entreprises d’avoir une vue d’ensemble de leur empreinte et de disposer de données pour s’améliorer.
Une approche spécialisée et guidée par l’ingénierie
La force de H2D réside dans sa profonde expertise technique. L’équipe est composée d’ingénieurs chimistes, de spécialistes en formulation et d’experts en ACV qui comprennent les mécanismes et les réalités de la chimie appliquée. Leurs solutions sont ancrées dans la science du comportement des molécules, de leur synthèse et de leur optimisation pour réduire l’impact sur l’environnement.
« Nous ne sommes pas des généralistes, » affirme Didier. « Nous connaissons parfaitement l’industrie chimique. Cela nous permet d’aller au-delà des stratégies abstraites et d’apporter des changements pratiques qui fonctionnent, tant sur le plan environnemental que commercial. »
Cette combinaison de connaissances en ingénierie et de conscience économique garantit que les recommandations de H2D sont non seulement durables, mais aussi réalisables dans le cadre des opérations et des budgets des clients.
Déconstruire les idées reçues dans l’industrie
Didier est franc quant au fait que de nombreuses entreprises prennent encore des décisions basées sur des hypothèses plutôt que sur des preuves.
« Il existe une croyance selon laquelle l’adoption de matériaux d’origine biologique est toujours préférable », note-t-il. « Mais sans évaluer les impacts sur l’utilisation de l’eau, la concurrence des terres et les besoins en pesticides, ce changement pourrait en réalité causer plus de mal que de bien.. »
C’est là que les ACV de H2D jouent un rôle clé – en soulignant les conséquences imprévues, en identifiant les « points chauds » de l’impact environnemental et en proposant des alternatives fondées sur des faits.
Un autre problème courant est ce que Didier appelle le greenwashing involontaire : des efforts de durabilité bien intentionnés qui reposent sur un langage marketing sans résultats mesurables.
« La durabilité ne peut pas se résumer à une étiquette. Elle doit être conçue scientifiquement, surtout dans une industrie aussi complexe et à fort impact que la chimie. »
De la bonne question au vrai changement
Lorsqu’une entreprise s’adresse à H2D, le processus commence par une série de questions claires : Quelle est votre situation actuelle ? Qu’entendez-vous par impact environnemental ? Quels sont vos objectifs ?
De nombreuses entreprises, explique Didier, répondent immédiatement par « nous voulons réduire notre empreinte carbone » ou « nous voulons utiliser davantage de produits biosourcés ». Sa réponse est cohérente : « Ce ne sont pas des objectifs, ce sont des moyens. Il faut d’abord comprendre votre contexte global et définir une stratégie mesurable, qui dépasse les hypothèses. »
Cette clarté est essentielle. Qu’il s’agisse de décarboniser les sources d’énergie, d’optimiser un processus de production ou de reformuler une gamme de produits, le changement exige une vision technique et une conception minutieuse.
Lorsque des gains rapides sont possibles, comme le changement de sources d’énergie dans les pays dotés de réseaux propres, ils sont mis en œuvre. Mais la plupart des changements nécessitent du temps, de l’engagement et de la collaboration.
Le risque financier de l’inaction
L’un des aspects les moins appréciés du débat sur le développement durable est le risque financier.
Selon Didier, l’inaction coûtera en fin de compte beaucoup plus cher que l’action. Les primes d’assurance augmentent en raison des phénomènes météorologiques extrêmes. Les chaînes d’approvisionnement sont vulnérables aux chocs des ressources. Dans de nombreux cas, les grandes entreprises transmettent déjà les attentes en matière de durabilité à leurs fournisseurs en aval de la chaîne de valeur.
« Beaucoup d’entreprises sous-estiment l’impact que cela aura sur leurs résultats », explique Didier. « Non seulement en raison de la réglementation ou de la pression exercée par les investisseurs, mais aussi en raison des pertes économiques réelles causées par l’instabilité de l’environnement.
Des études montrent régulièrement qu’une augmentation d’un degré de la température mondiale pourrait amputer le PIB mondial de plusieurs milliers de milliards d’euros. Les demandes d’indemnisation au titre des catastrophes naturelles sont de plus en plus nombreuses. Dans certaines régions, des secteurs deviennent carrément inassurables.
« La durabilité n’est pas qu’une question d’éthique, c’est une question de résilience.
Ce que disent les clients
Les entreprises qui travaillent avec H2D mettent souvent l’accent sur trois points : la fiabilité des informations, la méthode de travail collaborative et le sentiment de possibilité que le processus crée.
« Nous apportons de l’optimisme, pas seulement de l’analyse », explique Didier. « Le développement durable peut sembler écrasant. Mais lorsque les clients voient les résultats de leurs efforts – et qu’ils savent qu’il y a une voie à suivre – ils s’engagent et se sentent stimulés ».
Il ajoute : « Certains nous disent même que c’est un plaisir de travailler avec nous. Et dans ce métier, ce n’est pas quelque chose qui va de soi. »
Perspectives d’avenir
L’industrie est déjà en train de changer. Les grands acteurs font de la durabilité une priorité stratégique et les effets d’entraînement se font sentir tout au long de la chaîne de valeur. H2D contribue à accélérer ce changement en apportant une connaissance approfondie du secteur, une rigueur scientifique et un sens pratique de l’économie.
Si votre entreprise est prête à dépasser les gros titres sur le carbone et à passer à une action mesurable, H2D est là pour vous accompagner.



